Le ministère a publié jeudi 21 mai son nouveau « référentiel métier des directrices et directeurs d’école » dans le cadre de la loi Rilhac et du décret du 14 août 2023 relatif aux directeurs d’école. Il servira de nouveau cadre de référence pour la formation, l’accompagnement et l’évaluation des directrices et directeurs d’école.
Une école territorialisée, des personnels sous la pression des évaluations nationales et des évaluations d’école
Le ministre maintient et accentue le cap de la territorialisation de l’École publique en contraignant la directrice ou le directeur à veiller « à mettre en œuvre un pilotage des politiques publiques en lien étroit avec les collectivités au service de la scolarisation » et « au développement des parcours éducatifs en lien avec les dispositifs propres au territoire afin de garantir la cohérence des actions auprès des enfants tout en respectant les compétences de chacun. »
Le référentiel précise même que « le directeur conduit le projet d’école, élaboré avec les représentants de la communauté éducative. »
C’est dans ce cadre territorialisé que ce projet d’école subit le joug des évaluations diverses et variées que le ministère impose pour en faire des instruments centraux de contrôle du travail des personnels en remettant en cause la liberté pédagogique : « Le projet d’école est ajusté aux besoins des élèves objectivés par un travail commun fondé sur l’analyse des principaux résultats de l’école aux évaluations nationales, l’ensemble des évaluations menées par l’équipe pédagogique et sur les préconisations l’évaluation de l’école. »
Un référentiel qui confirme la caporalisation de la fonction de directrice ou directeur d’école