Le ministre du travail, Monsieur Jean-Pierre Farandou, a annoncé une revalorisation du Smic de 2.4% au 1er juin. Qu’en est-il de la fonction publique?
En dépit de nos nombreuses alertes, le gouvernement n’a pas annoncé de mesure générale de revalorisation du point d’indice de rémunération des fonctionnaires. D’ores et déjà 356 000 agent·es perçoivent une indemnité différentielle pour ne pas être rémunéré∙es en dessous du SMIC. En confirmant la hausse du SMIC au 1er juin, des centaines de milliers d’agent·es, a minima plus de 700 000, seront une nouvelle fois rattrapé∙es par le minimum légal et se verront privé∙es de perspective d’évolution de carrière.
Ce nouveau tassement des grilles n’est pas acceptable. L’indemnité différentielle ne peut pas tenir lieu de politique salariale, elle masque temporairement le problème sans le régler tout en accélérant l’écrasement des carrières, niant les qualifications, l’expérience professionnelle et le principe même de carrière. Elle ne pourra pas être prise en compte pour le calcul des pensions.
Les organisations syndicales vous demandent une hausse de la valeur du point d’indice après trois années de blocage.
En continuant à refuser toute mesure générale et immédiate de revalorisation indiciaire, en laissant les grilles se faire rattraper par le SMIC, en réduisant les droits et garanties, le gouvernement alimente une exaspération profonde.
Les organisations FO, CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA, FA-FP et CFE-CGC demandent expressément :
Des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens pour des politiques d’égalité ;
Des mesures salariales générales et notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice ;
Le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ;
Le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent·es qui sont en congé maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ;
Des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ;
L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;