Le ministère le reconnaît lui-même : 30 000 élèves sont aujourd’hui en attente de places dans des établissements sociaux et médico-sociaux, 6 000 de plus qu’il y a deux ans ! Plus de 50 000 élèves n’ont aucune prise en charge par un AESH alors qu’ils bénéficient d’une notification en ce sens ! Et pourtant, le gouvernement veut aller plus loin :
– Il prépare un projet de loi visant à généraliser l’externalisation des établissements sociaux et médico-sociaux pour faire de nouvelles économies !
– Il s’entête à mettre en place les pôles d’appui à la scolarité (PAS), pourtant rejetés par les députés à l’Assemblée nationale, dans le but de diminuer les notifications MDPH et de préparer un véritable plan social chez les AESH, qui, le couteau sous la gorge, sont contraints de signer un avenant à leur contrat de travail pour intégrer les PAS ! Ce dispositif vise de plus à « coacher » les personnels au lieu de prendre en charge les élèves dans un cadre spécialisé… Inacceptable !
– Il refuse d’accorder un statut avec un temps plein de 24h pour tous les AESH et annonce la création d’un corps « d’assistant d’accessibilité » qui permettrait à seulement 20% des AESH d’accéder à un statut de fonctionnaire, laissant donc 80% d’entre eux dans la précarité et sous le seuil de pauvreté ! Une provocation !
Au moment où le gouvernement déverse 36 milliards d’euros supplémentaires pour la guerre, ces restrictions budgétaires drastiques sur le dos des plus fragiles sont odieuses.
Impossible de faire la rentrée dans ces conditions