Fouilles des sacs à l’entrée des établissements : la dernière trouvaille du gouvernement pour intimider et mettre au pas la jeunesse…

Il ne fait pas bon être jeune sous l’autorité du président Macron et de ses ministres. Ainsi, le 21 février, Élisabeth Borne, ministre de l’Éducation nationale et de l’Enseignement Supérieur n’a-t-elle rien trouvé de plus urgent que d’annoncer sur BFM TV son souhait que, dès le printemps, « on puisse, avec le préfet, le procureur, le représentant de l’Éducation nationale, organiser régulièrement des fouilles de sac à l’entrée des établissements ». Ces « fouilles inopinées », menées au motif de la lutte contre les violences à l’école et aux abords des établissements, seraient réalisées avec des « forces de l’ordre puisque ça ne rentre pas dans les prérogatives des personnels de l’Éducation ».

Les jeunes, avant d’être de futurs citoyens qu’il s’agirait d’instruire, seraient pour le gouvernement des délinquants en puissance qui doivent être traités par la terreur et la répression.

Un tel projet tient plus de la vieille rengaine réactionnaire que de l’idée de génie. En 2009, déjà, le ministre de l’Éducation Xavier Darcos, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avait annoncé diverses mesures comme la fouille des élèves, pour lutter contre « les violences en milieu scolaire » considérées comme « une forme, non pas de l’incivilité, (…) mais de délinquance, du crime voire de la barbarie ». À l’époque, les présidents de l’Association des Régions de France et de l’Assemblée des Départements de France avaient protesté contre la volonté ministérielle de « mettre en place des systèmes policiers à l’intérieur des établissements » qu’ils jugeaient « indigne d’un ministre d’un pays qu’on considère encore comme le
pays des droits de l’homme et des droits de l’enfant ».