Carte scolaire : la mobilisation a commencé ! Rejoignons-la ! Faites remonter votre situation et vos revendications !

La suppression de 4000 postes dans l’Education nationale ne passe pas. Le léger déclin démographique aurait au contraire pu permettre de baisser le nombre d’élèves par classe pour assurer un meilleur suivi des élèves et améliorer les conditions de travail des personnels. 

Mais le gouvernement Lecornu et ses alliés ont fait un autre choix. Le budget 2026 voit un changement historique, symbolique et programmatique s’opérer: le budget de l’armée avec 68,4 milliards d’euros (+ 6,7 milliards) dépasse celui de l’Education nationale (64,5 milliards d’euros).

Le choix de mettre le budget de la défense en premier plan est un choix politique. Celui de laisser décliner et se paupériser les services publics (Ecole, Santé, aménagement du territoire, routes, environnement…) est un choix assumé par ce gouvernement… dans la continuité des précédents depuis des décennies…

La colère des personnels, eux-mêmes citoyens, est intense car, entre le discours du ministre Geffray et les actes, il y a un fossé et une incohérence. Comment peut-il saluer le travail des personnels de l’Education nationale (lettre du 22 janvier 2026) et dégrader plus encore leurs conditions de travail? C’est d’un mépris sans nom.

« Depuis trop longtemps, notre société parle de vous comme de simples « moyens » humains, destinés à pallier toutes les errances et tous les doutes du reste du corps social. Je crois, au contraire, affirmer ce que vous êtes : des figures fondatrices et des bâtisseurs de notre avenir commun ».

Lettre aux professeurs de M. le Ministre de l’Education nationale, E. GEFFRAY, 22 janvier 2026

C’est de cette colère, de cette détermination que nous partons. Et nous prenons nos responsabilités, comme syndicat, en aidant sans attendre ou sans prétendre décréter le bon jour ou la bonne heure, tous ceux qui refusent l’austérité, à s’organiser, à déborder les cadres habituels, à aller le plus loin possible pour gagner sur les revendications.

Nous invitons les personnels à se réunir dans les écoles, comme la FNEC-FP-FO appelle dans les services, les collèges et lycées afin de discuter de la situation, de leurs revendications. 

Durant les congés de notre académie, les personnels des académies de Paris, de Créteil, de Versailles, de Nice, et d’ailleurs se sont mobilisés. A Paris, les personnels ont fait grève les 10 et 17 février: en colère, ils ont investi le Rectorat de Paris pour s’opposer au plan de suppressions de classes et de postes et poser leurs revendications. La grève se poursuivra dès la rentrée. Leur mot d’ordre est :  » Pas de poste, pas de moyen, pas de rentrée « 

Il n’y a pas de fatalité face à ce plan ! 

 En Côte d’ Or, le collège d’Is-sur-Tille annonce déjà une forte mobilisation le jeudi 19 mars. L’intersyndicale de Côte d’ Or, FSU, FO, SE-UNSA, CGT, SUD, CFDT, appelle tous les personnels à rejoindre leur mobilisation : ils ont raison ! 

Tract intersyndical de Côte d’Or