Le 1er ministre Lecornu, en utilisant l’antidémocratique article 49-3, en multipliant les tractations politiciennes avec en particulier les députés du Parti socialiste pour éviter la censure, est parvenu à cette heure à présenter son budget 2026.
S’il fait la part belle aux crédits militaires – qui augmentent de près de 7 milliards d’€ – celui-ci s’acharne sur la Sécu, sur les droits de la population et des salariés, sur les services publics, sur l’hôpital public et en particulier sur l’Ecole publique.
Les dotations en postes pour chaque académie ont en effet été présentées lors du comité social académique (CSA) ministériel du 26 janvier. Elles sont d’une violence inédite envers l’Ecole publique. Ce sont plus de 4 000 postes d’enseignants qui seront supprimés pour la rentrée 2026 : 1 803 dans le 2nd degré et 2 229 dans le 1er degré !
Mis à part la Guyane et Mayotte, toutes les académies sont frappées de plein fouet par les suppressions de postes : l’académie de Lille perd 265 postes, celle de Versailles 170, celle de Nancy-Metz 160, celle de Normandie 153, celle de Nantes 151, celle de Créteil 140, celle de Lyon 139…
En plus des 2 229 postes supprimés, 1 000 postes réservés pour les PAS !